Ahidous ( danse traditionnelle)

 

37938_10150296980720142_1319460_n

Ahidus chez Ait Atta est une tradition ancienne mais comment se pratique t-elle ?

– Les hommes se portent tout droit formant une seule ligne, et les femmes en ligne devant eux ;
– Chaque femme tend sa main droite à celle du coté droit et sa main gauche à celle qui se trouve à gauche ;
– L’un des hommes commence à chanter la poésie et souvent elle est du genre d’amour ;
– Le même homme répète lui seul un vers de poésie une seule fois, puis les autres hommes le répètent ensemble, après les chants des hommes et des femmes s’altèrnent.
– Les hommes tapent les « AYNZA » (des tambours), et avancent lentement vers les femmes, puis reviennent sur leurs pas, pour permettre aux femmes d’accomplir les mêmes mouvements.

7

Je  vous invite à regarder les vidéos 🙂

Pain « Abadir »

3b33cb9598f80d3edfaee74465a5ca7f-400x300
2a3f650ac45245ca00c47ab51ed9a893-640x480

Ingrédients:

• farine de blé raffiné Aberioun                

 • eau (60% de la quantité de la farine)
• sel (1% de la quantité de la farine)        

 • sans utilisation de la levure

Préparation:

bde92372d52cc7fcf15204dede64d713-275x183
Il s’agit de préparer une pâte homogène, légèrement sur hydratée et laisse. La pâte préparée est laissée au repos pendant une dizaine de minutes. Puis, la pâte, d’environ 5 cm d’épaisseur, est posée sur des cailloux déjà chauffés et nettoyés des cendres. Ensuite, elle est recouverte des cendres et des plantes, notamment l’armoise, sur lesquelles brûle un feu de bois pendant une heure. Enfin, le pain est cuit quand on refait la même opération en mettant du feu sur l’autre face de la pâtependant une heure supplémentaire. Ce pain Abadir peut être conservé pendant une semaine.

Cousous aux 7 légumes

Ingrédients :

1.5kg de graines de couscous
1.5kg de viande d’agneau
150g de pois chiches trempées la veille dans l’eau
2 oignons hachés finement
750g de carottes
750g de courgettes
750g de navets
500g de fèves fraîches
1 petit chou vert
2 tomates
1 bouquet de coriande
100g de beurre salé
150g de raisins secs
1 dose de safran
sel, poivre, gingembre

248737_10150618327200142_3315456_n Lire la suite

Ait Atta, traditions et costumes

Les femmes Aït Atta sont drapées dans un voile de corps qui les recouvre jusqu’à la tête. Cette étoffe nommée khent, cotonnade très fine, noire ou violacée, teinte à l’indigo, venait autrefois de Guinée. Longue de quatre mètres cinquante, elle est retenue à la taille par une ceinture de laine aux couleurs de la tribu et agrafée aux épaules par une pièce d’orfèvrerie appelée fibule. Ces fibules, tissernat, vont généralement par paires, reliées par une chaîne d’argent.

Histoire-du-AIT-ATTA Lire la suite

Déroulement du mariage chez Ait Atta

Si les autres fractions, sous l’influence du protectorat ont modifié les formes de leur mariage, de collectif en individuel, les Ait Yaazza sont par contre restés fidèles à la forme antérieure (mariage collectif). On pourrait s’étonner de cette persistance chez la fraction que nous avons vue comme la moins conservatrice. Ce paradoxe pourrait être imputé au besoin « historique » d’identification des Aït Yaazza au sein de la grande famille des Aït Atta. Le mariage collectif apparaît donc comme un « vestige » des temps anciens du mode de vie agro-pastorale. Après une année de labour et après les moissons et les cueillettes, couronne une période dont elle annonce l’achèvement et ouvre l’horizon d’un nouveau cycle que chacun se souhaite meilleur que les précédents. Lire la suite

La bataille de Bougafer

Asso Ou BaslameGuerre-de-bougafer
 Les Ait Atta ont été remarqués par leur courage et leur bravoure dans les combats, fidèles à leur esprit libre, ils étaient les derniers à résister aux français, la bataille de jbelSaghro on est la preuve, où 27 officiers français perdirent la vie, dont le célèbre capitaine à la tunique rouge Henri de Lespinasse de Bournazel surnommé « le diable rouge ».« deux mille fusils aux mains d’excellents tireurs(…) des femmes plus enragées dans la volonté de la lutte, prêtes à faire le coup de feu à la place des morts, et qui devaient huer leurs hommes lorsqu’ils(…) parlèrent de se rendre (…) En tout près de cinq mille être humains, et près de 25 000 têtes de bétail(…)Nous avons en face de nous les meilleurs guerriers berbères, mais aussi les plus loyaux » (Henry Bordeaux 1935).Le siège va durer 42 jours, le chef berbère Asso Ou Baslame, blâmer par les femmes qui refusent d’abdiquer, capitule le 24 mars 1933. (H Bordeaux)

 

AIT- ATTA Origines

    La tribu Ait Atta est la plus grande et remarquable au Sud du maroc. Les Ait ATTA sont territorialement répandus dans des groupes discontinus sur trois provinces, ceux de Bni Mallal au Maroc central; ceux de Ouarzazate et Ksar Souk (officiellement Errachidia ) dans les parties du sud-centrales et du sud-est du pays. Bien que la langue nationale du Maroc soit l’Arabe; les ait Atta parlent le Tamazight.

  Les traditions d’origine de d’ait Atta, aussi bien que qu‘on connaît de leur histoire, ont d’importance pour une compréhension de leur identité.Le personnage clé des ait atta est Dadda ‘ Atta’ ou le Grand-père ‘ Atta’, que tous les Attaouis considère comme leur ancêtre commun et qu’ils soutiennent comme un parangon des vertus viriles, bien qu’aucun d’eux n’a vraiment de traces des liaisons généalogiques réelles. Il n’y a cependant, aucun doute qu’il était une véritable figure historique, le tombeau de DADA ATTA se trouve à Taqqat n-lliktawen, 25 kilomètres au nord de Tagunit dans la Vallée Supérieure DRA province de ZAGOURA. Lire la suite

Origine et localisation des Ait Atta

           Depuis des millénaires, les Aït Atta vivent sur un immense territoire qui s’étend du Haut Atlas et de l’Anti-Atlas jusqu’aux confins algériens. Ils sont organisés en confédération dont la capitale est Saghro. Ils élisent chaque année un Amaghar qui est responsable de gérer la communauté, de distribuer les ressources (notamment l’eau d’irrigation et les pâturages), de trancher les conflits et de rendre la justice avec les autres notables locaux

                                              Djebel Saghro

             L’identité historique des Aït Atta est liée à un personnage nommé Dadda (ou le grand père Atta) considéré comme l’ancêtre commun et le père spirituel, en raison de ses relations avec le saint, Moulay Abdellah Ben Hssain, fondateur de la zaouïa Amagharyine.

                               Nomadisme et sédentarité

La plupart des habitants, sédentaires ou nomades, du djebel Sarghro appartiennent aux tribus des Aït Atta. Les Berbères Aït Atta furent les derniers à résister aux troupes françaises qui pacifiaient le protectorat marocain entre les deux guerres. Aujourd’hui, ces bergers transhument pour échapper aux rigueurs de l’hiver dans le Haut-Atlas à la recherche des meilleurs pâturages pour leurs troupeaux de chèvres et de chameaux. Et lorsque le Saghro devient brûlant, les nomades partent pour le Haut Atlas central. Dans les souks de Kelaâ M’Gouna ou de Boulmane du Dadès, ils vendent oignons, pommes de terre, courgettes et achètent farine, viande fraîche ou confite, dattes miellées, pains de sucre, thé… en vue du périple.
Dans le Saghro, certains Aït Atta ont construit des maisons de pierre crue, creusé des puits, planté des amandiers, cultivé le blé, l’orge et divers légumes. D’autres ont constitué des troupeaux de chèvres et de moutons, des caravanes de dromadaires. Sédentaires en majorité aujourd’hui, semi- nomades ou nomades… ils sont peut-être 200’000 ou 300’000 individus.

              La résistance des Aït Atta face à la colonisation française

L’épisode le plus héroïque de cette résistance à la colonisation se situe fin 1932, début 1933.
C’est la fameuse bataille de Bou Gafer. Près de deux mois de combats acharnés en plein hiver pour prendre un bastion de neige et de rocaille. D’un côté, plusieurs milliers d’hommes, de nombreux canons et quatre escadrilles de quarante-quatre avions basées à Ouarzazate. De l’autre, conduit par les frères Baslam, un peu moins d’un millier de nomades sommairement armés, des femmes et des enfants. Lire la suite